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46097

14 février 2007 15:53
 
 

46097 elle a dit que j'étais laid sur les grandes photos mais que j'avais du charme sur les petites. Mon sens du pessimisme me pousse aujourd'hui à blogguer ma tristesse en quelques lignes, exercice difficile pour le sentimental que je suis. Tentons de résumer mes sentiments en quelques mots : Je suis dépité, surpris, violé, déprimé, triste, désespéré, et déconfit comme un carnard laqué.


//edit : non en fait c'est cool ça va mieux.


Pâtes au beurre

13 février 2007 18:47
 
 

Tristesse, horreur, infamie. Je me vois dans l'obligeance de rompre le modeste pacte tacite conclu avec toi lecteur, en déballant ici mes sentiments tant qu'il me reste suffisament de force pour le faire. Aujourd'hui, 18h29, j'ai tenté de me faire des pâtes au beurre. Me dirigeant naïvement vers la cuisine en traversant le petit couloir et une partie de mon salon, le coeur déjà alourdi par la perte de la poche de fromage rapé entièrement consumé la semaine dernière suite à deux jours fondants et chauds comme un bout de brie sur une tranche de pain de mie dorée au four, je suis forcé de constater avec effroi qu'il ne me reste pas de spaghettis en quantité suffisante pour m'autoriser à cuire des pâtes de manière à ce que celà satisfasse mon appétit. JE SAIS qu'il me reste des macaronis dans le grand placard du salon, achetés par ma mère, mais JE ME REFUSE d'y goûter tant que je ne serai pas dans le besoin évident de nourriture afin d'assurer ma survie immédiate. J'écris entre deux tourments mes basses et viles angoisses sur ce mince bout de papier virtuel, couchant ces mots que je peine à aligner, l'estomac tiraillé par une faim qui ne peut trouver écho dans un placard vide de tout spaghettis. ALORS OUI, je le sais, il reste des petits-pois, du thon, du maïs, mais AVEZ-VOUS DEJA VU UN ETUDIANT manger des légumes ? Et ce congélo démoniaque arguant de son insolente blancheur sa contenance en carpaccio de saumon mais QUE NENNI, je m'y refuse, vous n'aurez pas ma liberté de me remplir la panse d'une juste ration de pâtes ! La révolution culinaire n'est pas pour ce soir, bolchéviques du potager, ni même pour demain midi ! J'irai cracher jusque dans mes casserolles pour faire bouillir mes chutes de spaghettis grattés à même le sol d'une cuisine noire de crasse du travailleur libre !

J'écris ces lignes à la veille d'une nuit de lutte intestine face aux oppresseurs jardiniers, enfermé dans ma chambre les issues hermétiquement bouchées à l'aide de papier toilette. Compte-tenu du volume d'air présent dans la pièce, je pense tenir environ une vingtaine de minutes avant d'aller faire du riz. Si je ne reviens pas, deplacez-moi sur RIP.