Voilà
Ca y est, le verdict est tombé. Selon le psychiatre que je vois depuis octobre dernier, je souffre de "phobie sociale", et quand je lis la description qu'en donne wikipédia, je ne peux que tomber d'accord.
C'est ce qui explique les crises d'angoisse (ou crises de panique) pendant les heures de conduite, le défi que constitue certaines actions banales de la vie de tous les jours (aller chercher le pain, demander un renseignement, etc), la transpiration et le sentiment de malaise dans les transports en commun... et probablement une partie de mon échec à la fac.
Pouvoir mettre un nom sur ce qui me bloque depuis toujours, c'est un vrai soulagement. Même si je sais que ça reste un combat que je mène seul puisqu'il se heurte à la totale incompréhension des proches, car généralement, ceux-ci ne peuvent pas se rendre compte du handicap puisque leur simple présence désamorce la phobie. De même, la phobie n'est déclenchée que dans certaines conditions précises et c'est probablement ce qui fait que je suis capable de me sentir en confiance dans certains lieux publics (la fnac par exemple), mais à l'inverse profondément mal à l'aise dans d'autres en l'absence d'un ami (concerts, bars, magasins de vêtement - y aller seul est inenvisageable et je n'en ai d'ailleurs jamais fait l'expérience).
Maintenant le plus dur reste à faire : je suis à nouveau sous anti-dépresseurs puisque la phobie sociale ré-amorce l'anxiété et donc la dépression (dose de cheval, c'est le retour des zombies somnolents - yawn of the dead), et je dois prendre rendez-vous avec un psy spécialisé sur le sujet, pour avoir une nouvelle psychothérapie comportementale, et une thérapie de groupe (su -per). La bonne nouvelle dans tout ça c'est qu'au bout du compte je serai peut-être apte à aborder une virée solitaire en ville sans stresser, transpirer, et avoir peur ; et éventuellement, qui sait ? à reprendre des études à mon niveau.
1 commentaire à cet article.
J'ai oui dire que ces thérapies sont efficaces. Bon courage, je suis de tout coeur avec toi.