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lolz

 
 

Voilà

19 juin 2009 17:37
 
 

Ca y est, le verdict est tombé. Selon le psychiatre que je vois depuis octobre dernier, je souffre de "phobie sociale", et quand je lis la description qu'en donne wikipédia, je ne peux que tomber d'accord.

C'est ce qui explique les crises d'angoisse (ou crises de panique) pendant les heures de conduite, le défi que constitue certaines actions banales de la vie de tous les jours (aller chercher le pain, demander un renseignement, etc), la transpiration et le sentiment de malaise dans les transports en commun... et probablement une partie de mon échec à la fac.

Pouvoir mettre un nom sur ce qui me bloque depuis toujours, c'est un vrai soulagement. Même si je sais que ça reste un combat que je mène seul puisqu'il se heurte à la totale incompréhension des proches, car généralement, ceux-ci ne peuvent pas se rendre compte du handicap puisque leur simple présence désamorce la phobie. De même, la phobie n'est déclenchée que dans certaines conditions précises et c'est probablement ce qui fait que je suis capable de me sentir en confiance dans certains lieux publics (la fnac par exemple), mais à l'inverse profondément mal à l'aise dans d'autres en l'absence d'un ami (concerts, bars, magasins de vêtement - y aller seul est inenvisageable et je n'en ai d'ailleurs jamais fait l'expérience).

Maintenant le plus dur reste à faire : je suis à nouveau sous anti-dépresseurs puisque la phobie sociale ré-amorce l'anxiété et donc la dépression (dose de cheval, c'est le retour des zombies somnolents - yawn of the dead), et je dois prendre rendez-vous avec un psy spécialisé sur le sujet, pour avoir une nouvelle psychothérapie comportementale, et une thérapie de groupe (su -per). La bonne nouvelle dans tout ça c'est qu'au bout du compte je serai peut-être apte à aborder une virée solitaire en ville sans stresser, transpirer, et avoir peur ; et éventuellement, qui sait ? à reprendre des études à mon niveau.

Humeur: Vrombissant

keekoo

12 juin 2009 06:41
 
 

Bonjour, il est 6h15 et je suis debout parce que la loose continue. Au chômage et sans activité définie depuis maintenant 2 ans, je tremble de peur à l'idée de devoir continuer à me battre pour trouver un job. Après un échec cuisant pour trouver une entreprise à même de financer mon BTS l'année dernière, je recommence à chercher une entreprise cette année, le coeur léger comme vous pouvez l'imaginer. Les petits merdeux qui râlent pour plus de sous dans leur emploi me feraient rire s'ils ne contribuaient pas à me foutre dans une merde royale. La fac n'est pas une option envisageable depuis qu'elle a été réduite à un seul semestre effectif et que ses diplômes ont désormais autant de valeur que ma carte FBI du Journal de Mickey, les écoles qui offrent un vrai diplôme professionnel rapidos sont trop chères pour ma gueule, et il me reste donc deux options valables pour prétendre accéder à l'emploi :
1) Me trouver un boulot de merde. Mais tous ces boulots de merde que personne veut faire tombent de plus en plus dans les bras de ceux qui ont déjà un BTS.
2) Préparer un BTS pour me trouver un boulot de merde. Mais le paradoxe veut que l'on trouve le boulot de merde avant d'avoir son BTS.
Il en résulte une situation frustrante inextricable dans laquelle je patauge depuis trop longtemps et qui me renvoie une image pas très valorisante de moi-même, quand tour à tour mes contacts facebook annoncent leur joie d'avoir passé leur soutenance. Le bon côté des choses tel que je me l'ânonne en litanie tout au long de mes journées, est que j'ai pu parfaire ma culture et ma réflexion en profitant d'un temps libre inégalable. Maintenant que l'expérience de ma glande est suffisante et que mon pouvoir est over 9000, j'aimerais mettre à profit toutes ces belles choses dans une activité utile mais je piétine, mes tripes me travaillent, et j'aimerais parvenir à surmonter ces vieilles phobies crétines qui me font transpirer dans le tramway. Trouver un job pour gagner la thune qui me permettra de pratiquer les mêmes activités que maintenant mais avec une certaine autonomie et satisfaction, voilà mon but actuel.

Humeur: Vrombissant